Je ne pouvais faire comme si…chapitre 9

Précédemment dans le chapitre 8: dans la villa rose, Sébastien Kouassi s’endormait la tête lourde de révélations déstabilisantes: Cécilia l’aimait à la folie mais, elle menait une vie licencieuse depuis longtemps. Soro Toxic, lui, repartait sur les traces de son enquête dans un palace désormais peuplé de murmures et de dangers imprévisibles…

Cocody, hôtel Ivoire, trois heures quarante-huit après le crime…

Soro Toxic remonta à pas de loup les escaliers du Top Raphia night-club. Il regarda sur sa gauche et sur sa droite, il n’y avait personne. Le silence assourdissant qui régnait désormais dans l’hôtel était, de toute évidence, anormal. N’en tenant cure, « qui ne risque rien n’a rien » s’encourageait-il, le journaliste se mit à longer les grands rideaux de la salle des Fêtes quand, surgissant de nulle part, de grandes mains le happèrent au vol comme un insecte brutalement saisi par la langue gluante d’un caméléon. Le cou cadenassé et broyé par ces puissantes tenailles, Soro Toxic étouffait. Ses mains s’agrippèrent à la prise passée, ses jambes gigotaient dans tous les sens, il lançait de grandes ruades dans le vide comme un taureau déchaîné dans un rodéo pour échapper à ce collier étrangleur…peine perdue ! Asphyxié, la langue pendante et les yeux révulsés, il perdit connaissance…

Cocody, hôtel Ivoire, au moins cinquante minutes après le crime…

La lueur des chandelles traçait sur le mur et les grands rideaux rouges des courbes mouvantes semblables à un ballet de fantômes. Des volutes de fumée de cigares montaient, s’entassaient au plafond et ressemblaient, dans le clair-obscur de cette suite du quinzième étage de la tour Ivoire, à de gros nuages d’orage. Une bouteille de Chivas Regal 18 ans d’âge trônait sur la table du petit salon privé et, nus, assis jambes croisées ou écartées, le visage masqué par des cagoules en latex, trois hommes faisaient tourner dans leur verre cet alcool onctueux aux saveurs complexes. Sur la moquette, de petits coussins noirs étaient éparpillés ; à chaque pilier du lit à baldaquin étaient fixées des lanières en cuir avec des menottes au bout, quelqu’un se ferait certainement attaché et écartelé ; dans toute la pièce, on trouvait çà et là une panoplie de gadgets, jouets et fouets « sado-maso ». Tranquillement, ces personnes devisaient de choses et d’autres. Un téléphone hurla longtemps avant qu’un parmi eux, excédé, ne décroche.

–    Je dis kessia[1] ? Je suis au bureau, on ne peut plus travailler en paix ?

–    Euh…monsieur le ministre, c’est moi, le MDL[2] Sanon Yves-Lambert.

–    Oui et puis ?

–    Si je me permets de vous déranger c’est que l’affaire est compliquée…euh…

–    Parle nom de Dieu ou je te fais virer dès demain !

–    Euh…je suis en bas, la police est là. J’ai vu monsieur Kobo Jules-Sésar avec votre…euh…son amie…euh…votre proie de la nuit.

–    Ah bon ?! De quoi je me mêle ? Tu veux me faire du chantage ? Sale corps habillé !

–    Jamais de la vie monsieur le ministre ! Je suis et demeure fidèle à vos ordres. Mais c’est important monsieur.

–    Oui c’est quoi ? Dépêche-toi, j’ai des affaires qui attendent ! D’ailleurs, j’espère que tu parles de manière discrète hein.

–    Oui ne vous inquiétez pas. Je voulais vous prévenir que…euh…monsieur Kobo a été assassiné en même temps que la jeune fille dans le hall de l’hôtel.

–    Quoiiiiiiiiiiiii ? Le ministre laissa tomber son appareil, porta ses deux mains sur sa tête, regarda tout interdit ses compagnons qui, sans même savoir de quoi il s’agissait, lui rendirent le même regard pantois et stupéfait…

Une fois mis au courant, la consternation et l’inquiétude envahirent la chambre. Tous s’interrogèrent sur la conduite à tenir et convinrent de ne point bouger de la pièce tant que le calme ne serait pas de retour. Après une bonne demi-heure de réflexion, le plus jeune des trois hommes émit une idée que tous trouvèrent géniale.

–    Comme vous savez, j’ai fui le Libéria et d’ici, vous m’avez utilisé pour combattre le flanc ouest de la rébellion appuyé par des mercenaires de Charles Taylor. J’ai mes barbouzes qui dorment au douzième étage près de ma chambre et, nous disposons d’un matériel d’espionnage de pointe. Je vous propose de descendre tous afin de suivre en direct toute l’opération de police. Mais avant, ne devons-nous pas prévenir le Grand-Frère ?

–    J’avoue que Jules-Sésar était un de ses hommes de confiance mais là actuellement, c’est trop chaud. Je vais me charger de le prévenir quand tout va se tasser un peu et que l’on sera hors de danger, affirma le ministre…

Ils arrivèrent dans la suite indiscutablement réaménagée du douzième étage. Cette grande chambre était aussi équipée que la Cellule Anti-Terroriste de Jack Bauer dans 24 heures chrono. Le nerveux ministre de tout à l’heure ne put s’empêcher de dire, tout épaté et le poing fermé sur la bouche, « tchié[3] ! Patate ! Ce n’est pas vrai ! A Abidjan ici il y a des choses comme çà ? Han[4] ! » Le chef de la petite troupe de mercenaires ne releva guère ce manque de délicatesse et de tenue pendant que l’autre personnalité qui les accompagnait, riait aux éclats ne cessant d’ironiser sur les propos de son collègue. « Avec un gaou pareil comment le pays peut avancer ? Tu es ministre de quoi au fait ? Ministre des voleurs ouais ! Je dois dire au Grand-Frère qu’il y a des idiots dans son gouvernement. » raillait-il et l’autre, mécontent et chagriné, de répondre par des « je ne te permets pas hein ! Tu sais qui je suis ? »

–    Je vous présente notre matériel et mon équipe de cinq personnes dirigée par mon homme de main que dis-je, par ma femme de main, mademoiselle Sia Guéhi, exposa fièrement le mercenaire. Une petite femme se leva dévoilant dans un sourire poli, un visage d’ange déchiré en diagonale par une laide et longue balafre.

–    Elle est experte en tout si je peux dire. Tortures, espionnages, sabotages, opérations d’infiltration, attaques, assassinats sur commande, plus rien n’a de secret pour elle. Laissons-la, messieurs, nous mettre sur écoute tout ce qui se passe dans la police ivoirienne. Vas-y Sia, ordonna le chef de la bande…

Les deux hommes politiques, achevant leurs salutations, prirent place. Ils suivirent, les heures défilant et un rafraîchissement en main, toutes les instructions de l’inspecteur Kipré Bouazo jusqu’à sa conversation avec l’agent Diomandé Youssouf qui lui apprenait la présence sur les lieux du journaliste Soro Amadou Ghislain.

–    Wohbou[5] ! Soro Toxic est dans les parages. Lago Tapé[6] ! Je vous dis que nous sommes foutus ! Eh Dieu ! Je suis foutu, tu es foutu, ils et elle sont foutus, nous sommes foutus. Vous entendez ! Nous sommes FOU-TUS ! se lamentait le rustre ministre.

–    Pour une fois, je suis d’accord avec ses brutales envolées verbales. Nous sommes dans la merde, avoua tristement l’autre homme politique au nervi Libérien…

Cocody, hôtel Ivoire, quatre heures après le crime…

La salle des Fêtes de l’hôtel Ivoire était aussi noire, aussi silencieuse et plus vide qu’une tombe. Les petits points lumineux des témoins de veille des gros blocs d’éclairage de sécurité au plafond renforçaient davantage son aspect funèbre. Quelle ressemblance frappante avec l’intense et angoissante pénombre des couloirs mal éclairés dans les films d’épouvante ! On distinguait à peine l’important mobilier qui occupait ce grand espace et, se mouvoir là, parmi ces tables et chaises, sans se cogner, relevait de l’exploit. Baignant dans ces ténèbres, la flamme vacillante d’un briquet, telle le vieux phare rouillé et courbaturé de Port-Bouët[7], éclairait par intervalle régulier le visage du journaliste groggy. A chaque apparition intermittente de ce flash, un décompte religieux fredonné à son oreille : « et 1, tic-tac boum, La Parole prêche que l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux, voyant les ténèbres à leur surface Dieu dit : que la lumière soit ! Et la lumière fut !…et 2, tic-tac boum, La Parole prêche que Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière d’avec l’obscurité profonde…et 3, tic-tac boum, La Parole prêche que Dieu appela la lumière le jour, et il appela les ténèbres la nuit. Ainsi, il y eut un matin et un soir… Et 4, tic-tac boum, ce soir, tu rejoindras le monde des ténèbres car ainsi prêche mon cœur assassin. » La voix mystérieuse déplaça le feu sous le nez de Soro Toxic et continua sur de longues minutes ce battement musical semblable à un requiem…

« Pour une fois que j’ai décidé de faire à manger, je suis très fier de moi. J’en avais marre de gaspiller mon wari[8] dans tous ces misérables et insalubres allocodromes[9]. Maman chérie, plonge tes narines dans ce fumet agréable et surprenant qui se dégage de cette casserole au feu. Je vais soulever le couvercle pour que ton nez se laisse envahir par la vapeur appétissante de mon œuvre. Ah ! Cette odeur ! Tu as tout de suite deviné n’est-ce pas ? Une bonne sauce graine-djoumgblé[10], pimentée à souhait, dans laquelle, fiers et orgueilleux, nagent le crawl et la brasse trois crabes poilus, plusieurs morceaux de viandes et d’énormes escargots du village d’Ahoué[11]. Hum ! Délicieux ! » Le cuistot souleva comme annoncé le couvercle et, horreur des horreurs, du plat mijotant, jaillit dans un éclat de sauce un colossal escargot à la bave toute écarlate de vapeur. Il devait faire au moins quinze mètres ! Il jeta méchamment sur le cordon-bleu ses yeux globuleux posés aux extrémités de deux cornes tentaculaires et le dévisagea avec impertinence. Derrière lui, un crabe poilu, tout aussi sulfureux et immense, l’enjambait et claquait ses pinces menaçantes. Ce dernier enserra le manche de l’ustensile de cuisine et renversa tout le liquide brûlant sur Soro Toxic qui, en se protégeant le visage, poussa un cri d’effroi interminable…

Le journaliste émergea en catastrophe de son évanouissement. Il fut ébloui par l’éclat de la flamme qui rôtissait ses narines et redressa instinctivement la tête. Une douleur lancinante lui trouait le cou, le cordage utilisé pour le ligoter à la chaise lui tailladait les articulations et, un gros bâillon l’empêchait d’appeler au secours. Le tortionnaire éteignit aussitôt la flamme et les replongea dans cette ambiance mortuaire obsédante.  « Soro Amadou Ghislain ! Le grand Soro Toxic en personne dans de beaux draps devant moi. ». Quoique vaguement familière, cette voix ne lui disait rien. « Personne dans mon entourage n’a un timbre de voix pareil » se demandait un Soro Toxic terrorisé quand, des doigts fins, légers et doux comme ceux d’un bébé lui relevèrent la tête. Il sentit le visage anonyme se tenir à un bout de nez du sien, se tenir à un bout de lèvres des siennes et, de la même manière aveuglante, un nouvel éclat de lumière illumina le visage anonyme. Soro Toxic gigota d’effroi, ses mouvements apeurés firent sautiller la chaise et une voix paisible accompagna les gestes terrorisés du journaliste.

–    Tout le monde te connaît sous ton surnom de Soro Toxic hein, n’est-ce pas Amadou ? interrogea le bourreau. Le journaliste, les larmes aux yeux et fixant avec effroi la silhouette devant lui, remuait la tête de stupeur comme pour dire : « Impossible ! Je ne peux y croire ! Elle est morte ! Elle est morte depuis belle lurette. »

–    Amadou, tu portes sur ta poitrine comme des médailles arrogantes toutes tes récompenses journalistiques et, la tête haute dans la ville, tu marches en te fichant éperdument des malheurs que tu sèmes ou que tu as semés pour les obtenir. Ah ! Si tu savais que depuis longtemps je te filais en secret dans l’attente de la bonne occase. Ce soir, voici que la volonté divine t’expose, sans défense, aux flèches de ma vengeance.  Elle dégaina un poignard et, en même temps qu’elle posait la pointe de l’arme sur la pomme d’Adam de son prisonnier, elle lui signala du tranchant de la main son prochain égorgement.

–    Tu m’as reconnue n’est-ce pas Ghislain ? Dis-moi qui suis-je s’il te plaît ? Le gros bâillon dans la bouche du journaliste rendait inaudibles ses mots. Le visage en voie de reconnaissance ôta légèrement le bâillon. Le journaliste miaula des « pardon, pardon, il faut que je t’explique, pardon, ne me tue pas, il faut que je t’explique. » Le visage reconnu reboucha la gueule implorante. De nouveau, des complaintes étouffées qui pleuraient une mort certaine.

–    Je vois alors que tu m’as reconnue malgré cette vilaine cicatrice sur mon visage. Je suis bel et bien la petite Sia Guéhi. Laisse-moi te rafraîchir la mémoire en dioula, « i ka diarabi, i ka n’tôgnon dè ! Walaye Massa Allah bi n’ni faga, batara déni ![12] »

(à suivre)

Une nouvelle écrite par Edouard AZAGOH-KOUADIO.

« Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l’article L122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de cette œuvre sans l’autorisation expresse de l’auteur. »


[1] Kessia ou késhia en nouchi signifie « qu’est-ce qu’il y a ? »

[2] Maréchal Des Logis, c’est un grade de sous-officier dans l’armée et la gendarmerie ivoirienne (comme dans toutes les forces armées nationales d’ailleurs). Ils sont souvent attachés à la protection de hautes personnalités en Côte-d’Ivoire.

[3] Tchié ! est une expression ivoirienne qui marque l’étonnement, la surprise devant une situation.

[4] Han ! est aussi une expression ivoirienne qui marque l’étonnement, la surprise devant une situation.

[5] Wohbou ! est une expression ivoirienne exprimant l’étonnement, la surprise, le désarroi devant une situation.

[6] Lago Tapé ! veut dire « mon Dieu ! » en bété, une ethnie du centre-ouest de la Côte-d’Ivoire.

[7] Port-Bouët est une des 10 communes composant la ville d’Abidjan. Petit cours d’histoire ivoirienne : Port Bouët porte le nom du Commandant Bouët Villaumez qui, en 1837, fut chargé par le roi de France de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. Etalée sur une dizaine de kilomètres du littoral ivoirien, le peuplement de cette commune commença véritablement à partir des années 1930, date de la création d’un wharf pour les activités de manutention des marchandises maritimes. Le célèbre phare de Port Bouët qui balaie la mer sur un rayon de quelques milles marins fut construit à cette époque.

[8] Wari signifie « argent » en nouchi. C’est un mot provenant de l’ethnie qu’on appelle abusivement les dioula mais qui sont en réalité les malinkés qui vivent dans le Nord de la Côte-d’Ivoire. Le nouchi étant très vivant, très créateur et très créatif, aussi n’hésite-t-il pas à capter tout le vocabulaire qu’il peut entendre ailleurs. A cet effet, pour ceux qui seraient intéressés, je vous conseille les sites http://www.abidjanshow.com et http://www.abidjan.net qui, dans leurs différents forums et dans des liens dédiés, sont une vitrine magnifique de la Côte-d’Ivoire et de l’expression nouchi.

[9] L’allocodrome est un lieu de restauration unique en son genre en Côte-d’Ivoire. Il tire sa racine de l’alloco (d’autres écriront l’aloco, moi je préfère les deux « ll » à cause de leur musicalité) qui est un plat de bananes plantains frites consommé simplement ou en accompagnement.  Un allocodrome est donc au premier sens du terme, un endroit où l’on mange de l’alloco et par extension, un lieu où l’on peut trouver tout type de bouffe (viandes, poissons et poulets braisés etc.) et de boisson.

[10] C’est un plat à base d’huile de palme rouge et de poudre de gombos secs (le djoumgblé, prononcer « joumeblé », est un mot baoulé, signifiant « poudre de gombos secs »).

[11] Ahoué est un village situé près d’Anyama une ville du sud-est de la Côte-d’Ivoire. Une fois par an, dans ce village, a lieu le Mondo festival qui est une foire célébrant  l’escargot. Toute cette zone orientale du pays habitée par les peuples  abbey, attié (Attié est une autre appellation abusive sinon la vraie appellation c’est Akyé), agni, abron et koulango est réputée pour ses gros et gras escargots.

[12] [12] « Je suis ta chérie, celle que tu as trahie ! Au nom de Dieu Tout-Puissant aujourd’hui tu vas payer de ta vie, petit bâtard ! » Le dioula est, par abus, désigné comme une ethnie ivoirienne. En tout cas, il est une langue véhiculaire parlée entre la Côte-d’Ivoire, le Burkina-Faso et le Mali.

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11 Réponses to “Je ne pouvais faire comme si…chapitre 9”

  1. Et rebravo!! ça devient de plus en plus énigmatique cette histoire!!!! Vivement la suite!!!

  2. que de suspense, que de suspense!!!!!! bien évidement sublimissime Edouard!!! bon week end!

  3. Vos encouragements et remarques pertinentes me donnent toujours plus d’énergie pour m’améliorer. Merci pour ce que vous faites.

  4. toujours aussi captivant ces chapitres,vivement le week end prochain jai hate den dévorer un autre.trop bon!!!!!

    • Merci Karine! Connaissant ta force de percussion et de conviction j’attends beaucoup de fans de ta part. Tout l’axe « Duékoué-Vietnam » doit tomber ici sans compter la moitié de tes connaissances lol. Je suis sérieux hein! Embrasse the Real Dyl et la petite Hanaëlle de ma part. Porte toi bien!

  5. depuis quand es tu ecrivain

  6. Depuis longtemps Emma mais je réservais mes écrits pour une poignée de personnes. Encouragé par leurs appréciations et avec leur aide, j’ai lancé ce blog qui connaît depuis sa création le 11 novembre 2009 un succès inattendu. Parles-en autour de toi et fais ma promotion. Merci chérie!!!

  7. stephanie khouadiani Says:

    on buzz pas un peuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.

  8. la suiiiiiiiiiiteeeeeeeeeeee!!!!!!!!!!!!

  9. Jessica Azagoh Says:

    J ai découvert par hasard que tu écrivais, je dévore tes écris a chaque fois et puisque tu as lancé ton blogue le jour de mon anniv je te souhaite des années de succès aussi longue que mon age.

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