Je ne pouvais faire comme si…chapitre 10

Précédemment dans le chapitre 9: le journaliste Soro Toxic ne prenant aucune précaution déboula dans les couloirs de l’hôtel Ivoire remplis de murmures et de dangers imprévisibles où il fut kidnappé. Il découvrit le visage de Sia Guéhi, son ex petite amie qui lui promettait une mort toute proche…

Côte-d’Ivoire, sept années auparavant, nous étions un certain 19 septembre 2002…

Le malheur venait de tomber à nouveau sur la Côte-d’Ivoire. Des coups de fusil par-ci et des coups de canon par-là, notre pays s’était réveillé scandalisé par toutes ces détonations. Le ciel, les rues, les routes, les visages et le paysage bref, le décor ivoirien faisait pitié à voir. Nous étions tous abattus et avons beaucoup pleuré car des centaines de personnes moururent cette nuit là. N’étions-nous pas sortis de ce tourbillon de 1999[1] ? Que voulaient ces assaillants ? Surtout, qui étaient-ils ? Les Ivoiriens le surent très vite et le moral de la nation s’effondra comme un château de cartes soufflé par une bourrasque. Dans un devoir de mémoire, les gens rechercheraient, à la fin de cette guerre, des écrits, des articles, toutes informations utiles pour comprendre le comment du pourquoi de ce malheur. Il y avait assurément des investigations à mener et des scoops à ne pas manquer, même au prix de mille périls. Ainsi, pendant que Douk Saga[2] débarquait comme le messie avec son bataillon armé de joie et de gaieté pour sauver la population ivoirienne de ce marasme, Soro Toxic, informé depuis belle lurette de l’attaque survenue, suivait quant à lui un déplacement massif d’armes de guerre à l’ouest du pays. Une source sûre lui avait dit qu’après le MPCI[3], d’autres factions rebelles appuyées par des chiens de guerre libériens devaient être levées à l’ouest. Depuis le mois d’octobre de cette année donc, le journaliste aux multiples décorations menait ses investigations dans la ville de Duékoué qui, selon son indic, était la ville-entrepôt de cet imposant arsenal…

♦♦♦

Fin janvier 2003, Fengolo[4], un village situé à six kilomètres de la ville de Duékoué[5], dans l’ouest de la Côte-d’Ivoire…

Il était cinq heures et quelques minutes du matin dans cette maison faite de terre battue aux murs lézardés par les intempéries. Des fleurs parasites et quelques bourgeons dégoûtants s’enracinaient méchamment aux parois décrépites par ces pluies diluviennes. Dans une pièce en mansarde, deux lampes-tempêtes éclairaient du mieux qu’elles pouvaient Madame Dégnan[6] Guéhi, une femme de petite taille, noire comme de la cendre, de corpulence imposante avec des mollets saillants et musclés comme ceux des cyclistes professionnels. Sa vie, bien des fois, ressemblait à un enfer et la mort, lui avait arraché à son inexprimable grand bonheur un mari travailleur vaillant mais mauvais amant, infidèle notoire, alcoolique ambulant et beaucoup trop violent. Elle était courageuse, sérieuse et pieuse, d’autres auraient dit fanatique religieuse. Elle avait enseigné à ses deux filles, allant jusqu’à l’intoxication mentale, que le sexe était la pire chose au monde aussi devaient-elle rester pures et ne pas s’approcher des hommes, au risque de voir les portes du paradis se refermer. Dans ce froid matinal, assise sur un petit tabouret près de son frugal petit-déjeuner mitonnant, les yeux perdus dans les crépitements du fagot enflammé, elle réfléchissait : on lui avait dit que le pays était divisé en deux depuis l’année dernière ; on lui avait dit que cette rébellion se propageait comme la peste ; on lui avait dit qu’elle ne tarderait pas à contaminer leur région ; on lui avait dit que ces sanguinaires n’épargneraient ni femmes ni enfants et, elle avait peur. Recluse dans cette froidure, submergée par la tristesse, elle pensait à la protection de son seul patrimoine, de son seul trésor, de sa seule raison de vivre, de ses deux filles, de ses filles jumelles, Sia Sou[7] et Nonzi Koho Guéhi, lycéennes à Duékoué…

C’est bien connu, les jumeaux ont des personnalités bien différentes un peu comme le jour et la nuit. Sia Sou Guéhi était comme sa mère, dégourdie, une intelligence vive pour une beauté typique des femmes Wés : visage aux traits grossiers mais harmonieux et splendides, musculature et courbes affirmées, de belles jambes galbées, des seins tendus et des fesses pointues. Sa sœur, Nonzi Koho Guéhi, sortant du même moule, avait des formes encore plus généreuses mais, d’une timidité maladive, elle vivait, secrète, dans l’ombre de sa sœur. Toutes deux habitaient chez un lointain oncle de la famille, pasteur dans la ville. Les week-ends, Sia Sou travaillait comme serveuse dans un maquis[8] réputé de la ville situé au quartier commerce non loin de la gare routière STIF. Tout le monde l’appréciait et l’appelait affectueusement la petite Sia. A 24 ans[9], fidèle aux préceptes de sa mère, priant avec ferveur, s’éloignant des hommes, elle conservait jalousement sa virginité jusqu’au jour où, après avoir pris la commande d’un client, ce dernier, un brin audacieux lui tapota le derrière. Elle se retourna, dévisagea le vieil insolent qui ne rougit point de son acte, effarée, elle bégaya des insultes confuses. Soro Toxic, l’air goguenard, lui répondit : « dis-moi que tu n’as pas aimé je vais voir ? Petite djantra ! » Il avait raison. La petite Sia avait été choquée par son propre tressaillement suite à cette douce caresse. La main de ce client avait imprimé profondément dans sa chair, une information. Elle était désormais prête, prête à s’ouvrir, prête à jouir, prête à faire jouir, prête à expérimenter pour de vrai tout ce que ses doigts fouineurs lui faisaient ressentir dans l’intimité de ces nuits de masturbation. Soro Toxic resta jusqu’à la fermeture de l’établissement. La petite Sia, prenant congé de son patron, passa devant lui, honteuse. Il l’arrêta, la rassura, présenta ses excuses pour cette mauvaise manière, il était un homme qui ne pouvait résister à la vue d’une croupe si fougueuse, elle releva la tête, ses yeux brillaient, l’amour est un personnage inattendu qui apparaît à l’improviste, sans rien dire elle lui sourit, silence, c’était gagné ! Il devait être 19 ou 20 heures, couvre-feu oblige, ils marchaient sans mot dire quand, près de petites bâtisses en construction, elle demanda sûre de son fait : « baise-moi ici ! » Sia Sou s’adossa à une de ces clôtures, descendit lentement un slip humide, remonta sa jupe jusqu’à dévoiler entièrement les lignes hirsutes d’un sexe impatient, passa sa jambe droite autour de la jambe gauche du journaliste et l’attira contre elle. Les étoiles, les chiens vagabonds et chats errants, ce soir, furent les témoins du déchirement du voile de l’innocence de la petite Sia, là, sur ces briques miteuses…

Entre-temps, dans le grand ouest de la Côte-d’Ivoire, avaient vu le jour le MPIGO[10], le FLGO[11], le MJP[12], trois autres branches de la rébellion. Au fil de ses enquêtes, Soro Toxic avait découvert des accointances suspectes avec des mercenaires libériens reliés à une très haute autorité officielle du Libéria. Quand il revenait de ses pérégrinations, il retrouvait la petite Sia et ils s’aimaient. Au début, c’était tous les samedis et dimanches. Un peu plus tard, c’était tous les jours, le lycée étant fermé, la petite Sia avait plus de temps à consacrer à la pratique sexuelle. Elle se confia à sa sœur et lui révéla la perte de sa virginité. Nonzi Koho s’enfonça dans de grandes prières quotidiennes pour arracher sa jumelle bien-aimée des dunes mouvantes de la débauche. Sans succès ! Sia Sou Guéhi était amoureuse ! Puis un jour, l’atmosphère se dégrada entre les trois mouvements rebelles et la population fut prise pour cible. L’oncle pria ses nièces de rejoindre le village maternel, lui fuyait la zone avec sa famille. Sia, affolée, courut se réfugier avec sa sœur chez Soro Toxic. Ce dernier refusa catégoriquement. Il lui asséna cette méchante parole : « toi et moi ce n’était qu’un jeu. Débrouille-toi sale salope. Va chez ta mère ! » Au moment où, enragé, ce dernier rabattait la porte, elle s’intercala pour la bloquer et supplia à chaudes larmes celui qui ne pouvait la laisser choir après toutes ces belles promesses. « Amadou, en min in djii ! In sèbé yé in di taa ![13] » cria-t-elle désespérément à plusieurs reprises en guéré[14]. Tout en gueulant, la petite Sia reconnut une fille qui travaillait avec elle au maquis, étendue sur le lit, toute nue. Elle s’effondra sur le paillasson, le cœur en miettes. Soro Toxic botta dans son gros cul comme un rugbyman pour un dégagement, rejeta au dehors ses pieds coincés dans l’ouverture et rabattit la porte de son « entrer-coucher[15] » avec fracas, brisant par la même occasion tous ses rêves. Nonzi Koho Guéhi ramassa sa sœur qui psalmodiait d’une voix impersonnelle comme une folle : « Amadou, en min in djii ! Ghislain en min in djii [16]! » La ville de Duékoué ne les revit plus…

Une semaine plus tard, un charnier venait d’être découvert à Fengolo. Une fétide odeur de corps en décomposition mêlée à l’on ne sait quelle nauséabonde moisissure recouvrait le village. Les quatre journalistes présents vomissaient, écœurés par ce qu’ils voyaient. Des corps brûlés, des corps mutilés, ici un bras détaché sûrement par une machette, là une tête coupée enfoncée sur un pieu, à côté un enfant éventré, là-bas un corps pendu. Tous dégueulaient sauf un cinquième s’intéressant à autre chose. Soro Toxic avait vu un groupe de cadavres dans une maison, étendus face contre terre, les bras à l’horizontale comme sur une croix. Le soleil fit briller un bijou en argent au poignet d’un des macchabées. Il s’approcha et y vit inscrites ses initiales S.A.G. Il reconnut son bracelet ! Au plus fort de leur idylle, il en avait fait cadeau à la petite Sia. Il retourna le corps : Sia Sou Guéhi ! Elle gisait dans une mare de sang, égorgée, les vêtements déchirés, les yeux ouverts semblants le fixer. Il reprit sa gourmette, la nettoya et la rangea dans sa poche. Il se remémora ses lamentations et, dans ses oreilles, résonnait ce cri comme un SOS « Amadou, en min in djii ! In sèbé yé in di taa![17] » Pour la première fois, il se détesta. Pour la première fois, il haït la vilénie et l’indignité de son âme. « Je ne suis qu’un pitoyable être humain, que mon âme pourrisse en enfer ! » se maudit-il. Pour la première fois il pleura, il pleura sincèrement…

♦♦♦

Cocody, hôtel Ivoire, quatre heures quarante après le crime…

Un tranchant couteau sur la gorge, Soro Toxic, pour la deuxième fois, pleurait, il pleurait sincèrement. La petite Sia Guéhi après lui avoir rappelé en dioula son identité poursuivit son monologue.

–    Moi Sia Sou Guéhi, je suis bel et bien morte. Tu m’as même repris l’unique cadeau que tu m’as offert. Je reconnais ce bracelet à ton poignet, il m’appartenait n’est-ce pas S.A.G ? Elle récupéra le bijou et le fit passer sur son poignet.

–    Il faut rendre à César ce qui lui appartient, Ghislain. Moi, la petite Sia Sou Guéhi, je suis bel et bien morte comme je t’ai dit. Mais, ma sœur, Nonzi Koho Guéhi, elle, n’est pas morte. Elle a survécu et a pu échapper à ces bourreaux, morte de fatigue après des heures interminables de marche, elle s’est écroulée sur une piste. A son réveil, elle était dans le camp des rebelles du MODEL[18] où elle fut soignée, nourrie, entraînée, formée à toutes les techniques de guerre. Quand on lui demanda son nom, Nonzi Koho répondit s’appeler, en mémoire de sa sœur et de sa mère qu’elle chérissait plus que tout au monde, Sia Sou Dégnan Guéhi. La timide et effacée Nonzi Koho disparaissait pour ressusciter les combatives et courageuses Sia Sou et Dégnan Guéhi. L’heure de leur vengeance avait sonné. J’ai abattu tous les meurtriers de ma famille. Mais, il en restait un, celui qui aurait pu, celui qui aurait dû nous sauver. Et celui-là, je l’ai traqué patiemment.

Une lueur d’abomination traversa les yeux de Nonzi Koho Guéhi. Soro Toxic la vit et, pour la troisième fois, il pleura, il pleura sincèrement. En fait, il n’avait jamais cessé de pleurer depuis la deuxième fois. Nonzi lui raconta qu’à 31 ans, encore vierge, elle vivait en esprit, trop souvent, tous les détails sexuels croustillants narrés par sa sœur puis, se masturbait honteusement. Elle précisa qu’avide de vengeance, elle n’avait laissé aucun homme la toucher mais aujourd’hui, tout allait changer. D’un signe de la tête, le molosse à ses côtés ôta le pantalon du journaliste qui, consumé par la peur, avait la bite molle. « Bande ou tu meurs ! » ordonna-t-elle. Cette situation évoqua à Soro Toxic une autre qu’il avait déjà vécue. Mais cette fois-ci, c’était sa dernière plongée dans une femme. Nonzi Koho Guéhi, que disons-nous, Sia Sou Guéhi ressuscitée d’entre les mortes, releva sa jupe, inspira un bon coup, ferma les yeux en se plaçant pile poil au-dessus de la tête chercheuse, s’y empala progressivement en se pinçant les lèvres, de bonheur, de douceur, de douleur. Le long kandjar qu’elle tenait, brisa la cage thoracique du journaliste aussi difficilement que le sexe de ce dernier perçait son vieil hymen endurci. Soro Amadou Ghislain, le grand Soro Toxic, sentit la pointe effilée se faufiler difficilement entre ses os, atteindre son cœur et s’y enfoncer de tout son long. Il ne put retenir tous les liquides de son corps: pipi ou sperme de même que caca et sang s’échappèrent en toute liberté. La vie le quitta dans d’affreux gigotements…

♦♦♦

Cocody, hôtel Ivoire, dans la suite aménagée du douzième étage de la tour Ivoire, trois heures quarante-cinq après le crime…

Le mercenaire Libérien, calma les inquiétudes du rustre ministre. « Ne vous inquiétez pas éminence, Sia Guéhi va s’occuper proprement de ce petit caillou dans votre chaussure. » Malgré cette assurance, le ministre demeurait bougon.

–    Que se passe-t-il encore pour que tu ne sois pas content ? demanda l’autre dignitaire de la République.

–    Vous deux-là même hein, vous êtes bouchés ou quoi ? Vous n’avez pas entendu que l’inspecteur Kipré Bouazo vient ici pour s’occuper de Toxic ? s’emporta le bouillant et brouillon ministre.

–    Tu veux qu’on y fasse quoi ? Hein ! On fait qu… ? demanda l’autre membre du gouvernement.

–    Nous le tuons tout simplement coupa le Libérien.

–    Tu es très fort toi le petit Libérien, intervint le ministre boudeur dans un grand rire…

Yopougon, quelque part dans la forêt du banco, quatre heures après le crime…

Sébastien Kouassi, après avoir expliqué dans les détails le meurtre de la camerounaise s’arrêta. Il voulait souffler un peu avant de commettre son suicide. Il mit le lecteur cd de sa Toyota en marche. Etait-ce une coïncidence ? Etait-ce la vie qui voulait lui dire qu’elle avait agréé à son projet de suicide ? Il ne sut que répondre sinon que d’écouter en pleurs la chanson qui passait. C’était « Lost without you » de Robin Thicke. La voix du chanteur appuyait sur la corde de sa peine comme un grain de riz va réveiller la douleur d’une carie endormie. Il était le chanteur et Cécilia d’où elle était, à présent, devait entendre le premier couplet :

Tell me how you love me more

And how you think I’m sexy baby

But you don’t want nobody else

You don’t want this guy

You don’t want that guy

You wanna, touch yourself when you see me

♦♦♦

(à suivre)

Une nouvelle écrite par Edouard AZAGOH-KOUADIO

« Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l’article L122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de cette œuvre sans l’autorisation expresse de l’auteur. »


[1] Le premier coup d’Etat en Côte-d’Ivoire eut lieu le 24 décembre 1999.

[2] Douk Saga de son vrai nom Stéphane Hamidou Doukouré (21 mai 1974-12 octobre 2006) est le créateur du coupé-décalé qui est à la fois une danse, un rythme et un genre musical ayant conquis le monde entier. Dans sa chanson « Douk Saga en fête » il explique l’origine de son mouvement et la manière par laquelle, tel un messie, il a soulagé le peuple ivoirien de ses souffrances quotidiennes. Vous pouvez écouter son album gratuitement sur le site http://www.deezer.com

[3] Mouvement Patriotique de la Côte-d’Ivoire est un mouvement rebelle parti du nord du pays qui a revendiqué les attaques du 19 septembre 2002.

[4] Fengolo est un petit village où il y a eu des massacres ignobles commis à l’époque par des rebelles. Vous pouvez consulter les photos des massacres sur ce site www.cridecoeur.free.fr/fengolo.htm âmes sensibles s’abstenir.

[5] Duékoué est une ville de la Côte-d’Ivoire située à l’ouest du pays, une région forestière et montagneuse. Sa population est essentiellement constituée de Wés, un ensemble ethnique comprenant les wobés, les guérés et les krhans. Cette ville est très proche du Libéria et de la Guinée.

[6] Dégnan est un prénom féminin qui signifie en langue wé « on ne connaît jamais l’avenir ».

[7] Sou et Koho sont des prénoms féminins réservés aux filles jumelles.

[8] Un maquis est un espace aménagé où les gens viennent manger, boire et danser. Ce sont de véritables lieux de rencontre et de défoulement. Les maquis sont, si je peux me permettre de dire, de véritables restaurants « africanisés ».

[9] Il n’est pas rare de voir à l’intérieur du pays, des  jeunes de plus de 20 ans encore au lycée. Ce phénomène est majoritairement dû à leur scolarisation très tardive.

[10] Mouvement Populaire du Grand Ouest.

[11] Front de Libération du Grand Ouest.

[12] Mouvement pour la Justice et la Paix.

[13] « Amadou, je t’aime ! Ne m’abandonne pas je t’en prie ! »

[14] Le guéré est une ethnie de l’ouest de la Côte-d’Ivoire qui fait partie de l’ensemble ethnique que constitue le groupe Wé.

[15] Un « entrer-coucher » signifie en nouchi un studio, un appartement d’une pièce.

[16] « Amadou je t’aime ! Ghislain, je t’aime ! »

[17] « Amadou, je t’aime ! Ne m’abandonne pas je t’en prie ! »

[18] Le MODEL était un mouvement rebelle libérien, qui a sévit lors de la « seconde » guerre du Libéria, qui était formé de libériens originaires de l’est du pays, région frontalière de la Côte d’ivoire, mouvement très bien armé, avec des armes récentes, et combattant le régime de Charles Taylor. Il y avait un grand nombre d’Ivoiriens dans ce mouvement. Leurs armes venaient de Côte d’ivoire, les camps étaient en Côte d’ivoire, le mouvement était financé par le gouvernement ivoirien, le MODEL avait un appui aérien conséquent alors qu’il n’y avait même pas un seul avion de chasse au Libéria. Pour plus d’informations, vous pouvez aller sur ce site : http://forum.afrik.com/index.php?topic=1173.0;wap2

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9 Réponses to “Je ne pouvais faire comme si…chapitre 10”

  1. beau travail edouard!

  2. I love it!! Keep on going dear!!!

  3. Grace Djondé Says:

    j’aime encore!!

  4. mais où vas – tu chercher cette inspiration??? il est de plus en plus difficile d’attendre les prochains chapitres!!! bravo!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  5. tjrs ossi bon a lire,ces un régal……

  6. christiane Says:

    tu as vraiment beaucoup de talent Eddy!! Tu me donnes meme le courage de publier moi aussi mon oeuvre sur internet…. mais apres tout ce ke jai lu de toi jai honte o!!

  7. Wahouu je reste sans voix. Bravo

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