Je ne pouvais faire comme si…chapitre 11

Précédemment dans le chapitre 10: Nonzi Koho Guéhi, dans cette obscure salle des Fêtes de l’hôtel Ivoire, vengeait la mort de sa soeur jumelle Sia Sou Guéhi. Soro Toxic, un poignard planté dans la poitrine, mourut dans des convulsions effroyables. Le destin était en marche et, il faisait, comme à son habitude, des siennes…

Dans la Nissan Pick-up Vintage de l’inspecteur Kipré Bouazo rebroussant chemin, trois heures et quinze ou vingt minutes après le crime…

–    Chef, j’ai deux itinéraires rapides pour arriver à l’hôtel Ivoire. Je peux continuer sur notre lancée et, sur quelques centaines de mètres, prendre la montée d’Agban jusqu’aux Deux Plateaux[1], piquer dans la station d’essence Oil Libya près de la gare de wôrô-wôrô[2] d’Adjamé-Plateau-Yopougon[3] et mettre les gaz sur le boulevard Latrille jusqu’à notre destination. Je peux aussi faire demi-tour, partir jusqu’au Chawarma « Chez Hassan » des 220 logements[4], faire le rond-point pour revenir sur la voie menant à l’échangeur routier, rouler au max deux minutes puis sortir et tomber sur le Latrille pour l’hôtel Ivoire. Qu’est-ce qui vous convient le plus, chef ? interrogea une Sandy Nini survoltée par la nouvelle de la présence gênante de Soro Toxic, et pour cause…

Il y a plus d’une dizaine d’années, Sandy Nini, en poste à la Direction de la police économique et financière, avait senti les relents d’un système de fausses déclarations de TVA par des hommes d’affaires peu scrupuleux. Un matin, « son » affaire classée top secret mais pas encore bouclée, fut exposée en lettres capitales à la Une du quotidien Tchian ya Tassouman[5]. L’article, signé par un certain Soro Toxic, était intitulé : « et si nous parlions de l’Affaire Roger Nasra [6]? » Ce brûlot avait défrayé la chronique et fait tomber de grosses têtes de l’Administration. Comment ce satané Soro Toxic avait fait pour être au courant de l’existence de ce dossier ? Pour Sandy Nini, deux personnes avaient pu l’y aider : son supérieur direct et sa collègue Ivy Dohou, les seuls à être dans le secret des investigations. Sandy avait écarté Ivy parce que trop irréprochable, mais en empruntant la piste de sa hiérarchie, elle croisa le chemin d’une lettre de mutation qui la balançait sans ménagement au commissariat du Plateau. Y avait-il plus facile à comprendre ? Son supérieur était le coupable divulgateur…

–    Comme tu dis, reprit l’inspecteur Kipré Bouazo, continuons sur notre lancée, prenons par la montée d’Agban et sortons sur le Latrille aux Deux Plateaux.

–    Ok ! répondit sèchement une Sandy Nini aux mâchoires serrées par la colère. Dans le ventre de cette nuit bizarre, les margouillats, les salamandres et les insectes nyctalopes[7] virent dans le sillage de la Nissan Pick-up Vintage un nuage de poussière comme la traînée lumineuse d’une comète…

♦♦♦

Dans un banguidrome[8] situé entre la polyclinique des Deux Plateaux et la fameuse école primaire publique « Les poulets perdus », trois heures et seize minutes après le crime…

Tantie Jeannette Kambiré, une vieille femme Lobi[9] à la maigreur accentuée par l’âge et les scarifications rituelles sur les joues, regardait avec commisération cette foule enivrée composée de petits ouvriers, maçons, mécaniciens, bouchers, vendeurs à la sauvette qui s’envoyaient dans le gosier, à qui mieux-mieux, des quantités impressionnantes de mauvais alcool. En dépit du froid apporté par les gouttes abondantes de la pluie, ils étaient toujours là à boire, fiers de leurs exploits. Dans un coin, abritée sous  les plaques de tôles rouillées de son banguidrome, elle priait Dieu de lui pardonner d’avoir détourné et fidélisé Son peuple dans cet endroit poisseux, éclairé autant que faire se peut par des ampoules jaunies par la saleté. Il fallait qu’elle travaille et, pour elle, vendre de l’alcool frelaté était le seul talent possédé. N’ayant pas encore terminé sa prière, elle fut apostrophée par Djo Kester, un client régulier, ivrogne patenté, qu’elle aimait comme son fils et qui tentait, entre la puanteur de deux hoquets et d’un rot d’alcoolo, de lui apprendre le français. Comme tous ces vendredis, l’ivresse était pour lui une forme de lucidité.

–    Tantie, dit-il de sa voix pâteuse, je t’ai toujours dit de corriger…hic…le nom de…hic…ton banguidrome qui devient…beurgh…un maquis de jour en jour…or, sur ta vilaine pancarte là qui nous permet de localiser ton sale mouroir, est marqué en grand et en rouge vif comme çà : « La mer de toutes les grâces », comme moi, Djo Kester alias Kestah alias Big Djo alias Big Djobi alias…hic…je sais que tu veux faire référence à la Vierge Marie, tu dois…hic…plutôt écrire « La mère de toutes les grâces ». Pour bien se faire comprendre il porta l’intonation sur le « e » final en disant « la mèreuuu…hic…la mèreuuu, tu as compris tantie, c’est…hic…la mèreuuuuuu et non comme tu as écrit là, la merrrr. La mèreuuuu…beurgh…la mèreuuuuuuuu… »

–    Aaaaaaah ! C’est quoi ? cria tantie Jeannette. Un silence de stupeur parcourut toute l’assistance et les yeux intimidés se levèrent craintivement pour regarder une tantie Jeannette furax. Aaaaaaaah ! Y’a quoi même ? reprit-elle avec véhémence. Mille fois tchrrrrr…Avec ta bouche qui sent mauvais comme le cul d’un Gabriel[10] là, laisse-moi tranquille hein ! Laisse-moi tranquille hein ! Tu ferais mieux de te faire désenvoûter parce que le diable du dahico[11] ne te laissera pas de si tôt, répondit-elle dans son mauvais français. La merrr ou la mèreuuuuuu, je m’en fous ; la merrrr ou la mèreuuuuuu, tu viens ici quand même non ? Hein ? Dis-moi ? Tu ne parles plus ? Tchrrrrrr…quand tu es daye[12] comme un pompier tu te souviens que tu es allé à l’école. Imbécile ! Tchrrrrr…Regarde-moi très bien mon petit Djo Kess’, bois et puis dégage ! Et puis dégage avec ce sale chien qui est toujours à tes pieds à laper le koutoukou[13] qui coule de ton gobelet comme de l’eau qui fuit d’un robinet mal fermé là. Mille fois tchrrrrr…à vous deux d’ailleurs.

Toute l’assistance se pencha avec curiosité pour regarder cet animal soûl ressemblant trait pour trait à Rantanplan. C’était un clébard famélique au pelage mangé et criblé par la gale, les puces et les plaies répugnantes. Entre trois lapements, il se grattait les oreilles et le cou, se mordait l’arrière-train et les pattes, tout ceci dans des jappements plaintifs semblables à des pleurs de bébé. Alors, tout le monde approuva intérieurement ou à voix basse la remarque de tantie Jeannette : c’est vrai, il apparaissait tous les vendredis, se tenait au pied de l’ivrogne comme s’il était son maître, ils étaient liés. Grincheux et maugréant des injures, Djo Kess’ donna un coup de pied dans le flanc du chien, ce qui le fit déguerpir dans des aboiements poussifs. Un éclat de rire fusa comme un seul homme de la foule qui observait ce clebs s’en aller à la dérive dans un galop irrégulier comme la démarche boiteuse d’un homme en grand état d’ébriété…

Livré à cette nuit remplie de dangers inconnus, le chien des vendredis de « la mer de toutes les grâces » longeait le boulevard Latrille, remontant vers la gare de wôrô-wôrô. La pluie tombait lourdement sur ses paupières fatiguées, il ne pouvait plus supporter l’éclairage des lampadaires plantés sur le terre-plein central du boulevard. Comme tous les vendredis, il dormirait ivre mort sous un porche quelconque et se réveillerait le ventre tiraillé par les gargouillements d’un estomac réclamant à manger. Manger ? Il volerait ici ou là des morceaux de viande et de poisson ou, irait faire de la langue dans un maquis comme un mendiant fait la manche devant une mosquée ou une église. En vérité je vous le dis, les chiens de la rue sont comme les enfants de la rue, ils ont pour dortoir commun la belle étoile et y partagent l’angoisse des imprévus du lendemain. Le chien des vendredis de « la mer de toutes les grâces » trottait à l’aveuglette, guidé à grand peine par un flair alcoolisé. De fait, à plusieurs reprises, de nombreux coups de klaxon d’automobilistes mécontents le remettaient bon gré mal gré dans une droite ligne de trot. « Plus qu’un petit effort avant de pouvoir dormir dans un des couloirs obscurs des immeubles proches de la gare de wôrô-wôrô, plus qu’un petit effort mon chien » s’encourageait-il. Il dépassa la clôture de l’école primaire « Les poulets perdus », arriva enfin à la station d’essence Oil Libya, tourna la tête à gauche et s’immobilisa net, pétrifié par la peur. Un puissant 4*4, feux de détresse et gyrophares clignotant dans tous les sens, déboulait sur lui à bride abattue. Sa vie de chien de merde squatteur hebdomadaire du banguidrome « la mer de toutes les grâces » défila devant ses yeux : quelle chienne de vie !

♦♦♦

Cocody les Deux Plateaux, deux cent mètres avant l’entrée de la station d’essence Oil Libya, trois heures et vingt-huit minutes environ après le crime…

L’inspecteur Kipré Bouazo regrettait ses vives réprimandes proférées à l’encontre de l’agent Diomandé Youssouf. Ce dernier n’y était pour rien dans l’intrusion de Soro Toxic dans cette affaire. C’était le destin ! On ne pouvait rien contre lui. Néanmoins, ne pouvait-on vraiment rien contre le destin ? Etait-il si cruel qu’il n’en avait l’air ? De l’agent Diomandé il porta ses pensées sur sa famille. Il se repassait le film de sa vie amoureuse et familiale qui battait de l’aile. Pourquoi ne pas purement et simplement se séparer quand rien ne va plus que de se battre, de s’engueuler, de chercher inutilement et méchamment des poux dans les affaires de l’autre ? Sa femme et lui ne communiquaient maintenant qu’avec des cris, des injures, des réprimandes…devant leurs trois enfants. Le divorce était inéluctable mais c’était un bété[14] et chez les bété, le divorce est banni à cause des enfants. « Séduire une femme, c’est à la portée du premier imbécile. Mais il faut savoir rompre. C’est à cela que l’on reconnaît un homme mûr »[15] avait-il lu un jour dans un livre. Quelques temps après, au mépris de la tradition, il quitta, consterné, le domicile conjugal pour, d’après lui, le bien de tous. Cependant, elle lui manquait, ils lui manquaient, ils se manquaient…Cruel, le destin !

Sandy Nini entra comme une dératée dans la station d’essence. L’inspecteur, bousculé, s’accrocha fermement aux poignées du véhicule. Il comprenait son empressement à en finir avec Soro Toxic. A son arrivée dans sa nouvelle unité, il vit une femme déçue de l’existence. Son passage à la Direction de la police économique et financière avait été pour elle, une grande désillusion. Il la prit sous son autorité et  lui redonna le goût du travail bien fait. Sandy Nini, au commissariat du Plateau, avait retrouvé une seconde jeunesse et elle redevenait efficace à ses côtés. En sortant de la station d’essence pour retomber sur le boulevard Latrille, les phares du Pick-up firent étinceler la phosphorescence des yeux d’un chien pouilleux… « Attentioooon ! » hurla l’inspecteur. Sandy Nini tira le frein à main, braqua le volant à gauche et dut faire une embardée pour éviter le chien qui semblait hypnotisé. Les musculeux pare-chocs  du 4*4 léchèrent le museau morveux de l’animal. Suffisant pour ne pas l’écrabouiller mais insuffisant pour les protéger. Boum ! La voiture heurta le terre-plein central, se cabra comme un cheval et sans que les occupants ne s’y attendent, fut emportée dans un tourbillon de tonneaux qui s’acheva sur l’autre chaussée du Latrille à quelques mètres du Chawarma « Chez Talaat ».

La Côte-d’Ivoire d’aujourd’hui a ce paradoxe commun à la plupart des pays d’Afrique : des infrastructures routières dans un délabrement affligeant pour des caisses rutilantes et dernier cri. Le jeune Hervé Sisa, alias Vétcho Diez pour ses amis, venait de « débloquer »[16] la Lincoln Navigator 2010[17] couleur noir métal, un de ses gigantesques 4*4 américains qui font la fierté des rappeurs dans leurs clips, fraîchement acquise par son père. Dans la voiture de luxe, ses potes et lui chantaient à tue-tête le refrain du célèbre artiste ivoirien, DJ Lewis. Ils criaient en chœur : « sans guêbê sans guêbê ! Sans guêbê sans guêbê ! Bachichi bachocho bachichi siman bachocho ! »[18] Lancé sur le goudron du Latrille comme un obus de roquette, le véhicule s’engouffra dans le double virage juste avant « Chez Talaat »… Dans la carrosserie froissée du Nissan Pick-up, la tête enfoncée dans le volant, des larmes de sang coulant de ses yeux, ses oreilles et son nez, Sandy Nini ne bougeait plus, morte. L’inspecteur Kipré Bouazo, gravement atteint, se débattait pour ouvrir la portière et appeler au secours. Quelques clients de « Chez Talaat » vinrent à sa rescousse et tentèrent de l’extirper de cette prison de métal. Tous entendirent le bruit strident d’un grand coup de frein. Le jeune Vétcho Diez, conducteur sans permis, fut surpris par cette voiture accidentée en plein milieu de la route et les personnes autour. Son freinage d’urgence ne servait à rien, la collision était immanquable. Il lâcha la direction, se ferma les yeux et la Lincoln Navigator comme une boule de bowling percuta ces quilles humaines…Strike ! Sans savoir que sa mort était programmée par de viles personnes quelque part dans une chambre de l’hôtel Ivoire, l’inspecteur Kipré Bouazo soutenu par deux hommes n’eut, dans l’éblouissement des phares de cette voiture assassine, que le temps d’une réflexion-aveu : le destin ! C’était le destin ! Cruel est le destin et, nous ne pouvons y échapper…

♦♦♦

Cocody, hôtel Ivoire, deux amoureux devant un réceptionniste, à l’instant « t » du crime…

Pendant qu’il remplissait une paperasse insignifiante, Kobo Jules-Sésar demanda au réceptionniste qu’il semblait connaître :

–    Ils sont là ?

–    Ils vous attendent impatiemment monsieur, répondit le réceptionniste. Vous verrez, reprit-il, nous avons concocté un de ces décors inoubliables dans votre suite.

A ce moment, tous deux entendirent une parole qui sonnait comme un testament : « Cécilia tu es mon seul et unique bien sur terre comme en enfer… »

♦♦♦

(à suivre)

Une nouvelle écrite par Edouard AZAGOH-KOUADIO.

« Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l’article L122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de cette œuvre sans l’autorisation expresse de l’auteur. »


[1] C’est un quartier célèbre de la commune de Cocody à Abidjan.

[2] Les wôrô-wôrô sont des taxis collectifs qui relient toutes les communes  de la ville d’Abidjan. Vous pouvez partir sur ce lien pour avoir une information succincte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wôrô-wôrô

[3] Adjamé, le Plateau et Yopougon sont des communes de la ville d’Abidjan desservies par les taxis collectifs stationnant dans cette gare.

[4] Un quartier de la commune d’Adjamé à Abidjan.

[5] Tchian ya Tassouman signifie en dioula « le feu de la vérité ».

[6] L’affaire Roger Nasra est une affaire dans laquelle, en 1998, un homme d’affaires Libanais aurait soutiré au Trésor ivoirien, en complicité supposée ou avérée avec certains fonctionnaires,  la rondelette somme de 1 milliard de francs CFA (environ 1.5 millions d’euros) pour les uns ou 4 milliards (un peu plus de 6 millions d’euros) pour les autres. Pour ceux qui sont intéressés par cette affaire, je vous recommande le moteur de recherche Google. Cependant, vous serez bien déçus par la pauvreté des documents juridiques et les partis pris politiques souvent sans fondement des journalistes et intellectuels de tous bords. Quant à moi, retenons bien que je me suis servi de cette affaire pour « égayer » ma fiction.

[7] Nyctalope : adjectif et nom désignant ceux qui ont la faculté de voir dans l’obscurité.

[8] Le banguidrome est une espèce de débits de boissons fait de bois de charpente et de plaques de tôles rouillées où beaucoup d’Ivoiriens, très souvent de la classe populaire, viennent consommer sur place le bangui (ou bandji), un alcool local sucré ou amer  issu de la sève fermentée du palmier-rônier ou d’autres alcools artisanaux à très forte concentration éthylique.

[9] C’est une appellation désignant un peuple et un groupe ethnique vivant dans le nord-est de la Côte-d’Ivoire, dans la région dite du Zanzan. La « capitale » du peuple lobi en Côte-d’Ivoire s’appelle Bouna. Pour ceux que le découpage par région de la Côte-d’Ivoire intéresse, cliquez sur ce lien: http://yanko.chez-alice.fr/ci/carte_ci.html

[10] Le Gabriel est un mot nouchi qui désigne le cochon ou le porc. Pour ceux qui iront à Abidjan un de ces quatre, et je vous y invite fortement, il n’est pas rare que vous trouverez inscrit sur des écriteaux : « vente de Gabriel fumé ou vente de porcodjo ».

[11] Le dahico est un mot nouchi qui signifie l’ivrognerie, l’ivresse, l’état d’ébriété.

[12] Etre daye est une expression nouchi qui signifie être ivre mort. Le nouchi a capté le verbe anglais to die (mourir), a modifié son orthographe et lui a donné ce sens particulier.

[13] Appellation familière d’une eau-de-vie de fabrication locale obtenue par distillation du vin de palme. Cliquez sur ce lien: http://fr.wikipedia.org/wiki/Koutoukou

[14] Le bété est une communauté ethnique au sein du grand groupe Krou. C’est aussi une langue parlée par environ 800 000 locuteurs originaires du centre-Ouest de la Côté d’Ivoire. Les principales villes de la zone sont : Daloa, Gagnoa, Soubré, Issia, Ouragahio, Guibéroua, Saïoua.

[15] Citation de l’auteur Tchèque Milan Kundera recueillie dans son livre La valse aux adieux.

[16] Débloquer une voiture est une expression nouchi qui signifie prendre la voiture de ses parents sans demander leur consentement.

[17] Pour voir à quoi ressemble la Lincoln Navigator 2010, cliquez sur ce lien:  http://www.lincoln.com/navigator/home.asp

[18] Pour écouter le titre Sans guêbê de DJ Lewis, je vous invite à partir sur le site www.abidjanshow.com et de chercher le titre en question dans la rubrique musique.

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3 Réponses to “Je ne pouvais faire comme si…chapitre 11”

  1. He ben, comme tjs, une merveille!!!

  2. Hyacinthe AZAGOH-KOUADIO Says:

    j’avais encore du mal a réaliser que tu es l’auteur de ces lignes. Depuis la lecture et la relecture de ce chapitre 11, je suis convaincu que c’est bien toi « Ed le chat » qui suscite en moi une excitation qui à la limte réveille légèrement mon priape!
    je t’avoue tout de suite que je te triche! je triche ton style même si nous savons tous les deux d’où nous tenons cet amour de poser le stylo sur une feuille. Franchement, il faut que « le maître » se rende compte du monstre littéraire qu’elle a créé. Force est de constater que l’élève a dépassé ses camarades de classe ainsi que le maître lui même.
    La description que tu fais de la mort de l’inspecteur BOUAZO ainsi que de SANDI nini me tue! Transporté par l’imaginaire de l’action, je me suis tout de suite retrouvé parmis les clients venus de « chez Talaat » pour secourir les infortunés…Et quand la LINCOLN est sortie du dernier virage comme une comète, l’instinct de survie m’a fait bouger de mon fauteuil comme quelqu’un qui penche son postérieur afin de laisser échapper un gaz naturel très odorant…ouf! me suis-je dis! les conneries d’Edouard là me fatigue hein!! »n’zouê linga ».
    Papu tu es un chef!
    je sens que l’histoire tire à sa fin vue la façon dont çà meurt en cascade là. Concentre toi au maximum sur le dernier chapitre et sors nous un truc de Ouf au bout duquel les plus sensbibles pleureront toutes les larmes de leur corps.
    je suis de tout coeur!!

    Gatuso alias » le grand reporter des SHARK de l’Atlantique SORO Toxic! »( mon cher c’est comme çà;quand je te dis que je te pédjà là tu comprends pas ou bien?!)

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